Chiens de guerre
Par sTraTe, vendredi 12 juin 2009 à 18:33 :: Récits anecdotiques :: #286 :: rss
Quand il entra dans la pièce, les murs se turent, l’air chaud et stagnant fit soudain place aux souffles suraigüe du vent. Les enfants se serraient les uns les autres de toute leur force ne formant plus qu’un amas chaotique de chaire, de membres et de têtes.
Ethan s’avança dans la pièce à pas de loup, les muscles tendus prêt à agir au premier mouvement suspect. Il était seul, il aurait dû reculer mais il était américain, Texan de surcroit, et on lui avait toujours appris à être courageux, comme un homme. L’Agence lui avait fournit le meilleur équipement et il avait eu un entraînement spécial, formation accélérée et adaptées aux besoins comme ils disaient, réputés être plus dur que dans n’importe quel autre corps d’armée.
Il fit un pas.
Les tirs venaient de là, pas de doute, John avait pris une balle, pleine tête. Il s’était effondré devant les yeux d’Ethan. La seconde d’avant il lui parlait de la piscine qu’il voulait se faire construire avec le fric de cette mission. Il n’avait pas fini sa phrase, Ethan ne connaitrait jamais la couleur du carrelage qu’il voulait pour le fond. John était mort.
Il avançât vers l’escalier, sa main gauche affermis sa prise sur le canon de son AK.
Les russes avaient été de sales bâtards, avec leur communisme pourri, ils avaient bien faillit faire basculer le monde dans le chaos. Ethan en savait quelque chose, son père était un vétéran. Les communistes il en avait éradiqués suffisamment pour recevoir sa médaille mais pas encore assez pour gagner cette sale guerre. Mais, tout enfant de salop qu’ils soient, Ethan devait reconnaître qu’ils savaient faire des armes. L’AK était l’arme urbaine par excellence. C’était John qui, encore une fois, lui avait dégoté à son arrivée à Islamabad. Balles non marquées, aucun numéro de série et surtout increvable, résistante aussi bien à l’eau qu’à la poussière, son arme crache suffisamment de pruneaux à la seconde pour stopper un Hummer en pleine charge.
Ethan se plaqua au mur pointa le canon vers le haut de l’escalier de béton.
L’Agence n’était pas vraiment regardante sur l’utilisation des armes qu’elle fournissait mais en cas de pépins elle leur conseillait à demi-mot d’avoir les billes pour une défense solide devant un tribunal. Il faut dire qu’elle avait déjà eu des problèmes, des journalistes avaient balancé une affaire de civils tués par ses gars, depuis elle faisait gaffe. Gratte papiers de bureaux, ils n’avaient jamais vu un terrain d’opération pour écrire des conneries pareil. Ici la population était hostiles, ils étaient tous des terroristes en potentiel. John avait l’habitude de dire que ce qui différenciait un combattant d’un civil c’était que le civil n’avait pas encore assez économisé pour s’acheter une arme.
Il posa le pied sur la première marche.
Les musulmans avaient su tisser entre eux des liens contre le monde moderne. Les catholiques feraient bien de s’en méfier et peut être même de s’en inspirer. Dés qu’ils avaient cinq ans on apprenait aux enfants arabes à tirer sur des effigies du président. Ils préparaient les combattants de leur croisade contre le monde libre et ça n’était pas prêt de s’arrêter. Le président avait eu raison, il fallait enrayer la machine avant qu’ils ne deviennent trop puissant. Pour tous ces pacifistes de merde l’Afghanistan, l’Iraq, l’Iran ne présentaient pas de risque pour le pays. Pas de risque ? Quelle blague ! Tous ces cons n’avaient jamais foutu les pieds ici et ils osaient dire qu’on n’avait pas besoin d’aller leur botter le cul. Selon John, et Ethan n’était pas loin de penser comme lui, cinq ans de plus et c’était l’Afghanistan qui débarquaient sur le sol américain pour leur croisade au nom d’Allah.
Dieu donne moi la force chuchota Ethan en montant l’escalier tout doucement.
Les sens en alerte constante il n’entendait que le bruit des sanglots étouffés des enfants qu’il avait trouvé au rez-de-chaussé. La sueur lui coulait dans les yeux, il lâchât son arme une seconde, passa son avant-bras sur son front humide quand il entendit un bruit venant de l'étage, un craquement de bois, peut être de fer. Il se jeta en avant à la manière des héros des films qu’il allait voir enfant quand il séchait l’école. Une pression sur la gâchette et l’AK se mit à rugir déchirant le silence, le bruit du vent et les sanglots. Chaque balle émettait un bruit sourd qui résonnait dans tout son corps. Il repensa à la comtoise du salon chez ses parents qui sonnait chaque heure de son bruit clair. Le bruit assourdissait bourdonnait à ses oreilles les éclats de pierre et la poussière volaient dans la pièce. L’AK continuait sa basse besogne, vomissant au hasard de ses soubresauts sa bile mortelle.
Et puis le calme revint et la fumée sortait du canon, Ethan avait toujours le doigt tétanisé sur le petit loquet de métal. Le monstre de ses mains était à bout, endormis aussi vite qu’il s’était réveillé. Dans le silence de la poussière en suspend Ethan découvrit les corps jonchant le sol. Et cette femme, seule être vivant, debout, au milieu du lac de sang dans lequel baignait les cadavres tout autour. Des spasmes lui secouaient le corps à la manière d’un automate déréglé, elle plongea ses yeux dans ceux d’Ethan, même sa pupille tremblait.
Ethan y vit la folie des hommes, la cruauté de sa race, il y découvrit aussi le monde pris dans le traumatisme de la réalité qui le pourchasserai jusqu’à fin de sa vie.
Sereine, enfin libérée de ce fardeau dont elle venait de se délester, elle posa sur sa tempe le colt qu’elle avait volé sur le corps d’un GI. Elle sourit quand elle reconnue l’ombre de la folie s’emparer du mercenaire. Il vivrait mais se détruirait de l'intérieur dans une longue agonie.
Enfin exsangue, l’âme dégagée de toutes ses contrariétés et le corps libéré, au nom de Dieu, elle mit un point final a sa vie d’horreurs.
Afin de limiter les pertes et l’envoie officiel de troupes militaires dans les zone à risques, l’Etat américain continue de recourir aux services d’agences privées pour mener sa guerre contre le terrorisme. Ces hommes sans passé ni visage agissent en dehors de toutes conventions internationales prises en temps de guerre.
Des hordes de mercenaires déferlent chaque jour dans les endroits stratégiques du globe où l’Etat américain dispose d’intérêts économiques. En plus du soutient logistique qu'ils apportent, ils collaborent officieusement avec les services de renseignements américains. Leurs méthodes sont considérées comme expéditives et sans concession. Leur loyauté se monnaye au prix fort et ils peuvent à tout moment tourner le dos à leur employeur.
Repris ou échappés des tribunaux, fous, tueurs sanguinaires ou simples crédules attirés par l’argent facile, l’Agence leur fabrique une nouvelle identité avec l’avale des Etats qui ont recours à leurs services.
Ethan s’avança dans la pièce à pas de loup, les muscles tendus prêt à agir au premier mouvement suspect. Il était seul, il aurait dû reculer mais il était américain, Texan de surcroit, et on lui avait toujours appris à être courageux, comme un homme. L’Agence lui avait fournit le meilleur équipement et il avait eu un entraînement spécial, formation accélérée et adaptées aux besoins comme ils disaient, réputés être plus dur que dans n’importe quel autre corps d’armée.
Il fit un pas.
Les tirs venaient de là, pas de doute, John avait pris une balle, pleine tête. Il s’était effondré devant les yeux d’Ethan. La seconde d’avant il lui parlait de la piscine qu’il voulait se faire construire avec le fric de cette mission. Il n’avait pas fini sa phrase, Ethan ne connaitrait jamais la couleur du carrelage qu’il voulait pour le fond. John était mort.
Il avançât vers l’escalier, sa main gauche affermis sa prise sur le canon de son AK.
Les russes avaient été de sales bâtards, avec leur communisme pourri, ils avaient bien faillit faire basculer le monde dans le chaos. Ethan en savait quelque chose, son père était un vétéran. Les communistes il en avait éradiqués suffisamment pour recevoir sa médaille mais pas encore assez pour gagner cette sale guerre. Mais, tout enfant de salop qu’ils soient, Ethan devait reconnaître qu’ils savaient faire des armes. L’AK était l’arme urbaine par excellence. C’était John qui, encore une fois, lui avait dégoté à son arrivée à Islamabad. Balles non marquées, aucun numéro de série et surtout increvable, résistante aussi bien à l’eau qu’à la poussière, son arme crache suffisamment de pruneaux à la seconde pour stopper un Hummer en pleine charge.
Ethan se plaqua au mur pointa le canon vers le haut de l’escalier de béton.
L’Agence n’était pas vraiment regardante sur l’utilisation des armes qu’elle fournissait mais en cas de pépins elle leur conseillait à demi-mot d’avoir les billes pour une défense solide devant un tribunal. Il faut dire qu’elle avait déjà eu des problèmes, des journalistes avaient balancé une affaire de civils tués par ses gars, depuis elle faisait gaffe. Gratte papiers de bureaux, ils n’avaient jamais vu un terrain d’opération pour écrire des conneries pareil. Ici la population était hostiles, ils étaient tous des terroristes en potentiel. John avait l’habitude de dire que ce qui différenciait un combattant d’un civil c’était que le civil n’avait pas encore assez économisé pour s’acheter une arme.
Il posa le pied sur la première marche.
Les musulmans avaient su tisser entre eux des liens contre le monde moderne. Les catholiques feraient bien de s’en méfier et peut être même de s’en inspirer. Dés qu’ils avaient cinq ans on apprenait aux enfants arabes à tirer sur des effigies du président. Ils préparaient les combattants de leur croisade contre le monde libre et ça n’était pas prêt de s’arrêter. Le président avait eu raison, il fallait enrayer la machine avant qu’ils ne deviennent trop puissant. Pour tous ces pacifistes de merde l’Afghanistan, l’Iraq, l’Iran ne présentaient pas de risque pour le pays. Pas de risque ? Quelle blague ! Tous ces cons n’avaient jamais foutu les pieds ici et ils osaient dire qu’on n’avait pas besoin d’aller leur botter le cul. Selon John, et Ethan n’était pas loin de penser comme lui, cinq ans de plus et c’était l’Afghanistan qui débarquaient sur le sol américain pour leur croisade au nom d’Allah.
Dieu donne moi la force chuchota Ethan en montant l’escalier tout doucement.
Les sens en alerte constante il n’entendait que le bruit des sanglots étouffés des enfants qu’il avait trouvé au rez-de-chaussé. La sueur lui coulait dans les yeux, il lâchât son arme une seconde, passa son avant-bras sur son front humide quand il entendit un bruit venant de l'étage, un craquement de bois, peut être de fer. Il se jeta en avant à la manière des héros des films qu’il allait voir enfant quand il séchait l’école. Une pression sur la gâchette et l’AK se mit à rugir déchirant le silence, le bruit du vent et les sanglots. Chaque balle émettait un bruit sourd qui résonnait dans tout son corps. Il repensa à la comtoise du salon chez ses parents qui sonnait chaque heure de son bruit clair. Le bruit assourdissait bourdonnait à ses oreilles les éclats de pierre et la poussière volaient dans la pièce. L’AK continuait sa basse besogne, vomissant au hasard de ses soubresauts sa bile mortelle.
Et puis le calme revint et la fumée sortait du canon, Ethan avait toujours le doigt tétanisé sur le petit loquet de métal. Le monstre de ses mains était à bout, endormis aussi vite qu’il s’était réveillé. Dans le silence de la poussière en suspend Ethan découvrit les corps jonchant le sol. Et cette femme, seule être vivant, debout, au milieu du lac de sang dans lequel baignait les cadavres tout autour. Des spasmes lui secouaient le corps à la manière d’un automate déréglé, elle plongea ses yeux dans ceux d’Ethan, même sa pupille tremblait.
Ethan y vit la folie des hommes, la cruauté de sa race, il y découvrit aussi le monde pris dans le traumatisme de la réalité qui le pourchasserai jusqu’à fin de sa vie.
Sereine, enfin libérée de ce fardeau dont elle venait de se délester, elle posa sur sa tempe le colt qu’elle avait volé sur le corps d’un GI. Elle sourit quand elle reconnue l’ombre de la folie s’emparer du mercenaire. Il vivrait mais se détruirait de l'intérieur dans une longue agonie.
Enfin exsangue, l’âme dégagée de toutes ses contrariétés et le corps libéré, au nom de Dieu, elle mit un point final a sa vie d’horreurs.
Afin de limiter les pertes et l’envoie officiel de troupes militaires dans les zone à risques, l’Etat américain continue de recourir aux services d’agences privées pour mener sa guerre contre le terrorisme. Ces hommes sans passé ni visage agissent en dehors de toutes conventions internationales prises en temps de guerre.
Des hordes de mercenaires déferlent chaque jour dans les endroits stratégiques du globe où l’Etat américain dispose d’intérêts économiques. En plus du soutient logistique qu'ils apportent, ils collaborent officieusement avec les services de renseignements américains. Leurs méthodes sont considérées comme expéditives et sans concession. Leur loyauté se monnaye au prix fort et ils peuvent à tout moment tourner le dos à leur employeur.
Repris ou échappés des tribunaux, fous, tueurs sanguinaires ou simples crédules attirés par l’argent facile, l’Agence leur fabrique une nouvelle identité avec l’avale des Etats qui ont recours à leurs services.



Commentaires
1. Le mercredi 8 juillet 2009 à 09:05, par Stephen
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