Bienvenue

On aura l'hiver avant les autres est un concentré d'imaginaire présenté sous forme d'expression littéraire. Vous y trouverez mes coups de coeur et mes projets d'écriture.
Tout le visuel a été réalisé par stArk, merci pour tout et bien plus encore.
"Les Carnets de Guillaume B." regroupent les textes d'un ami également rédacteur talentueux de ce blog.

-sTraTe- | http://onauralhiver.net


N'a pas un peu oublié la loi Lang ?

* Le prix de vente est jusqu'à -15% par rapport au prix éditeur. Réduction uniquement valable sur les exemplaires vendus et expédiés par Amazon.fr, du 10 novembre au 30 novembre 2008.

Je n'ai encore rien trouvé sur les sites d'actualité à ce sujet mais la newsletter de Amazon que je viens de recevoir vient de lancer un -15% sur une selection de BD à succès. Si, comme je le l'imagine, il est confirmé qu'ils dérogent à la loi Lang, l'offre risque d'être rapidement mise à l'écart donc, pour ceux qui ont envie de compléter leur bibliothèques de quelques classiques, je vous invite à consulter la page dédiée.

Première

Je n'ai pas tout à fait disparu, je n'ai juste plus le temps en ce moment. Je profite quand même d'une petite news pour annoncé qu'au détour d'un article dans le dernier Première il semblerait qu'un "Blacksad le film" soit en projet. Aucune précision pour l'instant sur la nature de ce film (film, animation informatique, dessin animé...). Je reste sur la brèche pour essayer d'en savoir plus.

J'en connais un qui va être content !

La meilleure des BD les moins connues (avec Jeremiah) connait une nouvelle jeunesse avec l'arrivée d'un second cycle du Tueur. Il est déjà presque impensable qu'un éditeur ait accepté de publier un tel scénario. Apologie du meurtre, immorale au possible, le premier cycle du Tueur n'en reste pas moins palpitant de bout en bout des cinq volumes qui le compose. Le personnage principal arrive même à être attachant ce qui, au vu de son caractère, est un exploit scénaristique. Sans trop dévoilé l'histoire il s'agit du parcours d'un nettoyeur qui devient la victime d'une machination qui a pour but de lui faire endosser la responsabilité de meurtres, auquel il n'est d'ailleurs pas totalement étranger. C'est un vrai bijou de la BD noire à ne pas mettre entre toutes les mains (se serait gâcher).
Concernant le deuxième cycle qui commence avec le volume six, il semble aussi prometteur que le premier opus. Le dessin reste le même, particulièrement efficace sans être particulièrement technique. Le point fort reste toujours la mise en scène qui est, encore une fois, exceptionnelle. Chaque planche est très soignée et vous plonge au coeur de l'action en utilisant des points de vue originaux.
C'est juste envoutant, Le Tueur ne vous lâchera pas !


Le_Tueur

Je suis sec !

Je n'arrive plus à aligner trois mots sans une rature, un mécontentement général couvre mes cahiers. Ma touche de retour commence à montrer des faiblesses tellement je la sollicite. Je crois que je vais avoir besoin de me ressourcer et surtout de dormir. Comme beaucoup ne le savent pas j'écris le matin, comme Amélie Nothomb, la ressemblance s'arrêtant là. Depuis la fin de l'été, j'ai mangé sur mes heures de récupération pour alimenter le blog et je sens que j'ai besoin de lever le pied. La fatigue prend le pas sur mon monde imaginaire qui devient un univers en carton pâte. J'ai besoin de le reconstruire pour pouvoir en parler au mieux.
Pour faire vivre un récit il faut y mettre de soi, piocher au fin fond de son âme pour en ressortir une émotion. Pas une de série Z mais une belle, bien pure, qui brille. Celle là même qui vous a touchée au moment où vous l'avez vécu. Pour être utile, elle doit être comme à l'origine, surtout pas émoussée. J'essaye de travailler une matière vivante non palpable.
Je ne sais pas combien de temps mes vacances-blog dureront, une heure, une journée, une semaine, on verra.



Comme je n'y consacrerai pas mon prochain billet, je profite de celui-ci pour présenter la Sirène des Pompiers. Zaelle, qui m'en a conseillé la lecture, avait définitivement raison c'est vraiment très bon. Ne vous laissez pas abuser par le titre il s'agit d'un jeu de mot (plutôt bien trouvé) qui ne prend corps qu'à la lecture de l'album (ou qui peut parler à tous les aficionados d'histoire de l'art).

Sirene

Le marchand de sable

Chez moi il pleut. Pas une grosse averse juste une petite pluie fine et froide qui s’immisce dans le col des manteaux. J’aime la pluie, elle permet aux couleurs de se reposer. Quand il y a trop de soleil les couleurs s’usent et deviennent toutes pâles, juste à l’inverse des êtres humains. L’eau qui tombe m’endort, il suffit que je passe dix minutes devant la baie vitrée, le corps enfouie dans un gros polaire doux et chaud pour entendre le marchand de rêves frapper à la porte de ma conscience.
Il arrive avec son lot de souvenirs sans importance qu’il me lance à l’esprit avant même que j’ai fermé les yeux. C’est comme un torrent qui coulerait à mes pieds, j’ai le choix de rester sur la berge ou de sauter dans une des embarcations qui m’emmène alors vers le royaume de Morphée.
J’hésite à franchir le pas, mais l’attraction est trop grande, le fleuve m’attire à lui pendant que mes yeux se ferment. Le rêve gagne en consistance et la réalité devient floue.
Sandman, maître des lieux, m’accueille, une fois encore. Il n’a que peu de contacts avec les mortels qu’il considère trop éphémère. Il ne veut plus s’attacher depuis qu’il a appris à aimer et qu’il a, surtout, appris à en souffrir. Il m’apprend à utiliser le rêve, à le modeler selon mes désirs. Chez lui, le temps n’a pas de prise, on passe de longs moments à discuter. Même si il refuse de l’admettre, je sais qu’il apprécie nos rencontres. Il me confie ses craintes, me parle de sa famille, de ses responsabilités. Il me met en garde contre la province des cauchemars que certains humains, hors du commun, savent utiliser pour nourrir leurs ambitions personnelles.
Mais il est le rêve, le cauchemar est une part de lui-même tout comme nos peurs d’enfances. Il s’en nourrit et enrichit son domaine dont les frontières s’étendent jusqu’aux limites de notre inconscient.
Il en va ainsi, jusqu’au moment où, sans raison apparentes, le rêve s’effiloche pour ne devenir qu’un vague souvenir puis une sensation et enfin un récipient vide de contenu.
J’ouvre les yeux, dehors il pleut.

sandman

Sandman est publié aux éditions Panini Comics et c'est juste un des chefs d'oeuvres de la BD américaine

No Buzz Inside

Après une soirée finie par quelques mets asiatiques il nous a semblé important, à stArk et moi-même, de préciser que tous les livres, films, artistes, sites marchands ou autres objets présentés ici ne sont pas issus de plans buzz.
Pour ceux qui l'ignorent encore un plan buzz consiste dans un échange de bons procédés entre une marque et un utilisateur. Une entreprise donne gratuitement un de ses produits en contrepartie d'un article élogieux sur le support de communication de l'utilisateur (principalement blog). La qualité réelle du produit ne rentrant que peu en ligne de compte dans cet échange il ne s'agit que d'une forme de publicité (pour l'entreprise) et de rémunération (pour l'utilisateur).
Par conséquent, nous tenions à bien préciser, pour plus de transparence, que tous les produits dont nous parlons (et plus particulièrement les bandes dessinées) sont des biens que nous avons achetés, aimé et que nous souhaitons faire partager. Nous n'avons aucune obligation vis à vis d'aucun éditeur ou boite de communication, nos avis sont librement exprimés.

300 - Le livre

Comme stArk m'a précédemment balancé je suis bien obligé d'avouer que Franck Miller est certainement mon auteur américain favori. Comme lui, je retiendrai Sin City, Dark Knight Return et 300. Si les deux premiers livres commencent à acquérir une certaine notoriété aux yeux du grand public, 300 est encore une oeuvre confidentiel pour amateur avertit.
Elle devrait cependant rapidement suivre le même chemin que les deux autres séries susmentionnée en surfant sur le succès du film à venir.
300

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Miss Pas Touche

C'est dans un librairie de Bruxelles que j'ai renconcontré Miss Pas Touche. Elle trônait, par erreur, sur un présentoir de nouveautés, et à capté mon regard. Sa couverture et son graphisme faussement simpliste m'a naturellement attiré vers elle. A mi chemin du livre pour enfant et de Nikita, le mélange est troublant. Et ce titre, "la vierge au bordel" que cache t'il ? Tout celà m'interpelle mais je résiste au chant des sirènes tentatrices de la consommation.
Je quitte la librairie les bras chargés des sorties de la semaine la laissant seule sur son étagère. Mais, comme ces comptines qui ne veulent pas vous sortir de la tête, Miss Pas Touche hantait ma mémoire. J'avais beau essayé de me concentrer sur mon Loisel rien y faisait elle m'appelait. Lassé de ce regard pesant sur ma conscience, j'ai finalement laissé mon Magasin Général sur la table basse pour aller la retrouver, l'emmener chez moi et la dévorer.
Devant la librairie pour la deuxième fois de la journée, j'ai un peu de mal à me convaincre de ma propre démarche, je ne suis pourtant pas du genre à revenir sur un de mes choix. Elle, est toujours là, je la vois de l'extérieur au travers la vitrine, j'ai déjà perdu la bataille. Dans ces cas rien ne sert de lutter, c'est l'instinct qui parle. Il faut parfois lacher la bride et l'écouter.
A peine quelques minutes plus tard, juste sortie de son rayon, je la sors de son sac. Je m'appuie sur un coin de mur juste pour jeter un oeil. Libérée, Miss Pas Touche m'entraîne dans son Paris des années 30. Tout commence dans les guinguettes sur les quais de Seine, on danse, on rit, on s'amuse. En rentrant elle commence à se confier, à me parler de sa soeur, jeune fille modèle. Tout se passe au mieux mais, au coeur de la nuit, l'ombre d'un Jack The Ripper plane sur notre histoire. Et puis tout s'enchaîne, le meurtre, la maison clause, les tortures l'ambiance se fait lourde et pesante.
Les pages se tournent toutes seules et s'enchaînent avec rythme. La narration est efficace, le dessin et la couleur parfaitement maîtrisé. Happé par le tourbillon j'ai décidé de ne pas me débattre. Je retiens mon souffle pour arriver à cette fin qui n'en est pas une. La dernière vignette est presque une délivrance insoutenable tellement la suite et fin va se faire attendre.
Je soupire en fermant le livre. Je prends soudain conscience que le temps s'est rafraichit et qu'il faut que je me décolle de mon coin de mur.

MissPasTouche

La concierge d'une île

L'île de la Cité est l'un mes lieux de promenade préféré et je saute sur toute occasion pour pouvoir m'y rendre. Je ne traverse jamais le parvis sans jeter un oeil à la vieille dame, majestueuse propriétaire des lieux. Elle a cet aspect sévère des personnes qui ne s'attachent pas car elle sait bien qu'elle nous verra tous partir avant elle.

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Le pays des merveilles

Je pousse la porte de ce lieux que je connais comme ma poche. Ca sent le papier et l'encre fraîche, une odeur envoûtante. Les murs sont couverts de dessins et de figurines.
Le rituel est toujours le même, je commence par saluer Jean-Luc derrière son comptoir. Je lève ensuite les yeux et balaye de gauche à droite les tirages de luxe. Les livraisons dans ce domaine sont rares, le rayon n'a pas bougé depuis la dernière fois.
Puis, le moment que je préfère arrive, je dissèque avec minutie la table des nouveautés. Je prend le premier album d'une pile dont j'ai entendu parler sur le net. Je scrute les dessins d'un oeil critique. Les pages défilent sous mon pouce dans l'ordre inverse à celui de la lecture. Déçu, je le repose sur le présentoir. Je m'empare ensuite du dernier album de Larcenet, celui là je résiste et ne l'ouvre pas. Je me le réserve pour chez moi. Je continue mon tour de table le choix est important mais je n'y trouve rien qui m'attire. Ca fait trop longtemps que je n'ai pas vibré pour une nouveauté. J'aimerai tant découvrir un album de la trempe d'un Blacksad ou d'un Troisième testament mais une fois de plus la table me laisse de marbre. Je me rabat sur les valeurs sûre, un Jeremiah, quelques mangas et l'affaire est bouclée.
Je sors du magasin mon sac en plastic sous le bras, vivement les nouveautés de la semaine prochaine.

l vs 3 gd

Delcourt light

Bonne nouvelles au royaume de la BD, enfin des livres à un prix abordable. Delcourt nous gratifie, pour cette rentrée 2006, de quelqu’un de ses classiques en collection intégrale pour un prix maximum conseillé de 25€ pour les plus grosses (6 albums).

La collection se compose de 12 intégrales :
- Aquablue (science fiction / Colonisation spatiale)
- Sillage (science fiction / star trek avec héroïne sexy)
- Le chant des Stryges saison 1 (Conspiration à la X-Files)
- Golden City (Aventure futuriste)
-
Graine de Folie (Onirisme)
- Sur les terres d’Horus (Egypte antique)
- Donjon Parade (Médiéval fanstama-comique)
- Carmen Mc Callum (Futuriste)
- Arthur (Médiéval fantastique)
- De cape et de crocs (Italie renaissance fantastique et plutot comique… pas trouvé mieux)
- Le vent dans les Saules (Conte)
- Petit vampire (Comique pour enfant)

J’ai quelques difficultés à vous donner des conseilles d’achat concernant ces séries car elles sont toutes pour le moins excellentes chacune dans leur domaine. Seul point non évaluable, pour l’instant, la finition (qualité du papier, couverture rigide ou souple, taille des albums…) car je n’ai pas eu l’objet dans les mains. Il paratrait toutefois que la publication se ferait dans un format "compact" sans plus de précision.
Autre élément plus regrettable, « intégrale » ne signifie pas forcément « intégrale de la série » car il s’agit, pour la plupart de série en cours dont la fin n’a pas encore été publiée (pas fou Delcourt). Donc, renseignez vous un peu avant votre achat.
Enfin, l’offre est une série limitée entre 3000 et 6000 exemplaires par série donc ca risque de s'écouler très vite.
Sur le papier l’offre est alléchante, associé à la qualité Delcourt c’est une belle affaire en perspective.

delcourt

Ajout

Petit ajout au post précédent :

http://img291.imageshack.us/img291/6425/davodeau7fw.jpg

Grillé

http://www.etiennedavodeau.com/

A l'ouverture du blog j'avais déjà envie de parler de Etienne Davodeau et n'ayant pas pris le temps de le faire je me suis fait grillé par le jury d'Angoulème. Prix du pubic et prix du meilleur scénario amplement mérités pour cet auteur pas comme les autres.
J'ai connu Davodeau à la sortie du "réflexe de survie" il y a quelques années. A cette occasion, je l'avais rencontré sur un festival à proximité de Bordeaux. Pour la petite anecdote, la couleur de la dédicace qu'il a réalisé pour mon père a été faite au café après qu'il se soit gourré de goblet pour son pinceau. Il m'avait donné l'impression d'une personne en accord avec ses histoires, simples, entières et pleines de rêves.
J'aime dire de lui que c'est le "Jiro Taniguchi à la française". Je ne connais pas d'autre auteur qui parle aussi bien de la vie. Chaque album est un one-shot et se lit comme un roman. Il ne laisse jamais indifférent et peu parfois vous arracher quelques larmes, j'en connais même qui ne se sont jamais remises de "chute de vélo".
C'est aussi l'un des scénariste dont je suis le plus jaloux car je ne manque jamais de finir ses livres en me disant "j'aurai adorer écrire cette histoire". J'ai d'ailleurs ouvertement repompé son style dans un "crayon à la main" sans pour autant arriver à la cheville du maître.
Pour finir, je vous propose ma petite selection des "indispensables de Davodeau" :

Fin de la trève

Début de la fin de la trève, reprise des hostilités en janvier.

Je profite de l'occasion pour faire un petit coup de pub : Yiu 5 est sorti et s'améliore (encore) avec le temps. C'est ce que j'estime être l'union meilleur scénario post-apo BD, du meilleur coloriste français et de l'un des meilleurs dessinateurs (en particulier au niveau décors).
Réussite total pour ce tome 5 et pour le passage à la couleur numérique (qui ne se voit pas, d'où sa qualité).

Retrouvez tout l'univers de Yiu sur YIU.NET

Salut

Salut

Encore un grand merci à Nico (vivement la suite) et à J-Luc pour m'avoir fait parvenir ce cadeau pas tout à fait comme les autres.

Le bouzard

Salut

Comme il se dit dans certains cercles de la haute bourgeoisie parisienne "l'occasion fait le larron", j'ai donc trouvé normal de vous parler de Mr Bouzard. Pour ceux qui suivent un peu le blog c'est le dessinateur/scénariste qui a permis à moi et d'autres de rencontrer Larcenet et Ferry (auteurs de le très très bien retour à la terre que c'est très bien).
C'est un dessinateur fort sympathique et très loin des auteurs stars BD et de leurs vilaines manières (procès à la Bourgeon, coup de colères de Maïorana, pantalon cuir à la Arleston). Lui, il est tout de base, abordable, souriant, pas prise de tête et ravit de parler de son travail.
En parlant de ça je vous conseille fortement la lecture de The autobiography of Me Too très drôle, décalé et parfois réaliste.

Encore bravo et merci à lui d'avoir retrouvé Flopi, un ami pour la vie.