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On aura l'hiver avant les autres est un concentré d'imaginaire présenté sous forme d'expression littéraire. Vous y trouverez mes coups de coeur et mes projets d'écriture.
Tout le visuel a été réalisé par stArk, merci pour tout et bien plus encore.
"Les Carnets de Guillaume B." regroupent les textes d'un ami également rédacteur talentueux de ce blog.

-sTraTe- | http://onauralhiver.net


Sosie

Vous allez me prendre pour un fou mais j’ai découvert mon jumeau cosmique. J’avais encore quelques doutes mais qui ont été balayé d’un revers de la main ce soir. Il faut dire que vivre trente ans comme un naufragé et découvrir par un pur hasard quelqu’un qui vous ressemble au point de se demander si on n’est pas devenu schizophrène ça a de quoi vous secouer.
Celui dont je tairai le nom est comme mon Mister Hyde (quand lui préfèrerai être Tyler Durden), la partie sombre de mon existence. Il a pris de plein pied les chemins dont j’ai choisi de me détourner non sans avoir sérieusement hésité. Je suis la stabilité, lui la décadence, il est l'hémisphère gauche, je suis le droit.
Absurdité biologique ou simple coïncidence sociologique je n’ai pas d’explication à donner.

Réflexion sur notre regard à l'autre

Nos rapports en société, comme toute communauté animale, se résume à des relations de dominés et de dominants. Chacun essayant ensuite de trouver sa place avec plus ou moins de succès. Il faut dire qu’être un dominé chez les humains a toujours été une source de problèmes. Le statut du dominé allant naturellement de pair avec celui d’exploité.
Mais là où se complique réellement notre rapport à l’autre vient de ce qui nous différencie, justement, de l’animal, la conscience. Derrière ce terme se cache, entre autre, notre capacité de projection et donc le sentiment de culpabilité. Ainsi, en tant que dominant vous avez la possibilité de vous identifier à vos dominés et vous dire « ce qu’ils subissent par ma faute j’aimerai pas que ça m’arrive ».
Pour résoudre ce problème de conscience l’homme a très vite inventé un palliatif lui permettant de justifier l’exploitation, la religion. Les rapports de dominés et dominants peuvent alors être expliqués par la volonté d’une entité supérieure très attachée à un système hiérarchique inégalitaire.

A ce stade de ma réflexion, et de la votre, je tiens à attirer votre attention sur un point qui me vaudra le titre d’hérétique. Contrairement à l’idée propagée, le statut de dominé n’est pas lié à l’épanouissement personnel. On peut être heureux et dominé à partir du moment où les rapports ne tombent pas dans ce que vous, en tant que dominé, percevez comme de l’exploitation.
Mais, dans une société qui perd la foi et donc la justification de la hiérarchie, ces rapports nous dérangent et recommencent à titiller notre conscience. Pour beaucoup être en position de dominés naturels (par la naissance, la place sociale, la fortune…) nous met mal à l’aise car nous culpabilisons. C’est ainsi que j’analyse nos réactions vis-à-vis d’un mendiant qui va nous demander une pièce dans le métro (suivez mon regard). Etre remis à notre place par ceux que l’on domine nous perturbe. Ces derniers parlent directement à notre conscience qui elle-même en appelle à notre faculté à nous projeter.

Et ça nous mène où tout ça ?

Ca nous mène justement à l’explication de votre réaction si je dis qu’il peut y avoir une part de responsabilité de la personne en situation difficile. Qu’arguer de la responsabilité de la société pour justifier de sa situation est parfois faux qu'il existe aussi des causes de maladies et d’addictions. Que l’orgueil peut être son pire ennemi, qu’une main tendue est toujours bonne à prendre et qu’on ne se construit pas une vie sur des regrets.
Vous allez me renvoyer à ma situation de dominant m’interdisant par là même d’avoir une réaction sur une situation que je ne peux critiquer pour ne pas la vivre du bon coté de la barrière. Donc je me tais et continue à regarder vers le haut mes dominants à moi (que je peux critiquer à ma guise). Mais est-il réellement possible de faire de la prévention dans ces conditions ? Pas sûr. Il faut parfois regarder aux causes, savoir être critique et les analyser des deux côtés, avoir une vue d’ensemble des responsabilités de chacun.

Oui mais quand même, la société elle a son rôle à jouer !

Mais comment voulez vous qu’une société qui ne peut établir des relations hiérarchiques saines (donc sans exploitation et sans glorifier la domination de son prochain) puisse répondre au besoin des plus démunis ? Elle ne sait pas analyser ce qu’elle ne comprend pas et préfère le rejeter que de l'étudier.
Les pouvoirs publics délèguent tant qu’ils peuvent sur ces missions d’urgence humanitaire au sein de son propre pays pour ne pas avoir à regarder vers le bas. Au contraire, chacun lève la tête vers le haut. Le président préfère acheter son air-force qu’utiliser des fonds pour prévenir les situations désastreuses d’une partie de la population. Et ça continuera tant qu’on ne s’assumera pas.

Gros flemmard

Quand je travaille sur un texte un peu dense, que je le boucle sans m'être fait trop mal, il m'est difficile de repartir pour un nouveau texte. J'ai toujours besoin d'un peu de temps pour le savourer, réaliser que c'est moi qui l'est fait et que j'en suis fier.
Le texte en question étant une lettre destinée à une personne en particulier je ne le divulguerai sans son accord, au moins, tacite.
Tout ça pour dire que j'avais prévu d'écrire un nouveau texte pour ce soir mais qu'il faudra se contenter de cette note.

On y retourne ?

Prétentieux ? Oui, et alors ?

Les geeks ont pris le pouvoir, sont devenus plus bobo que les branchés et plus parisiens que les natifs. Mais à force de tirer ça a fini par marcher, le monde est devenu à notre image et plus rien ne nous excite.
Nous étions des bloggeurs, nous avons suscité l'envie aujourd'hui ma grand-mère a un blog sur worldpress.
Nous étions à l'avant-garde de la technologie, nous avons créé le besoin, aujourd'hui mon garagiste à un iphone
Nous avions des mac, nous avons créé la démarcation aujourd'hui nous avons un vista en boot natif sur nos machines.
Nous sortions dans les vrais restaurants japonais, nous avons créé le goût des saveurs, aujourd'hui je croise mon banquier rue Saint Anne.
Nous regardions le cinéma de genre, nous avons aimé le divertissement infantilisant, aujourd'hui Sam Raimi est devenu la valeur sure de Hollywood.
Nous buvions dans les bars de nos quartiers, nous en avons fait nos QG de rencontre, aujourd'hui nous y rencontrons les stars télés qui ont désertés Bastille.
Nous faisions de la photo, nous avons plébiscité l'image, aujourd'hui le dernier réflex s'affiche sur les murs de la capitale au même titre qu'un baril de lessive.
Nous vivions dans un rêve isolé, nous avons imposé notre style, aujourd'hui c'est devenu la vie à Paris et nous sommes orphelins de notre marginalité.

Free c'est libre

Après avoir écrit une première fois à free leur demandant gentillement de prendre en compte mon ancienneté (malgré mon déménagement) pour le changement de mon matériel et qu'ils m'aient envoyé, après un mois d'attente, un courrier "préformaté" et sans réponse à ma question, je me vois dans l'obligation de passer à la vitesse supérieure.

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Disparition

Suite à déménagement imminent je sors du net pour environ un mois. Au plaisir de vous retrouver début mars mai.

Still alive

L'évènement du jour c'est la sortie de l'album de The dø aujourd'hui. Groupe qui restera mythique pour avoir connu le succès avant même la sortie de leur album. Le miracle de My Space dieront certains. D'autres, comme moi, y voit une certaine percévérence à écumer les salles de concert saupoudré d'une certaine dose de talent.

Je reviens bientôt...

Si je décidais de ne pas aller travailler pendant sept ou huit jours d'affilés, je serai incapable de boucler financièrement mon mois. Comment des gens qui demandent, entre autre, une revalorisation de leurs salaires arrivent à subvenir à leurs besoins dans ces conditions ?

Le sport c'est la santé

En rentrant ce soir je suis passé à coté d'un club de sport nommé "le P.O.", vraiment la grande classe !

And now I know

Je reprends une grande bouffée d'air après avoir passé deux jours en apnée, enfermé chez moi, avec, pour seule distraction, le pavé de huit cent pages mentionné infra. Après avoir soigneusement évité toutes les fuites depuis la sortie du dernier livre en anglais il me semblait dommage de tout gâcher si prêt du but. Il me fallait donc baffer l'histoire au rythme d'un marathonien.
Je n'ai pas grand choses à ajouter qu'il n'ait été déjà dit. L'intrigue globale a dû être bouclée au cours de l'élaboration du tome cinq ce qui évite les pirouettes alambiquées de fin de scénarios (beaucoup de scénaristes de BD et de série TV devrait en prendre de la graine avant de se lancer). Dans l'ensemble bonne série, qui ne vaut certainement pas un bon Tolkien, Mc Caffrey, Hobb ou encore Gemmell mais qui mérite, quand même, le détour.
Tout ça pour vous dire que je n'ai pas abandonné lâchement mon blog. Que, à partir de demain, les notes du concours des insomniaques seront rendues. Il me sera donc possible de publier mon texte sans risquer d'influencer le jury. Les résultats seront connus mercredi, croisez les doigts pour moi !

Je l'ai

Il est 1h02 du matin, je rentre chez moi délesté de 26€50 et heureux possesseur de ça :

HP

PS : Demain, moins alcoolisé (AWS4 oblige), je n'assumerai pas !

Publicité non sollicitée...

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir ce matin, dans ma boite aux lettres, une sollicitation aux dons de... l'archèché de Paris. Pas une lettre anonyme mais un vrai papier envoyé par la poste à mon nom. Pour tout dire je suis un peu en froid dans mes rapports avec le Voisin du dessus. Si on arrive à cohabiter, en revanche, chacun sa vie. Moi je ne rentre pas dans ses lieux de cultes, lui ne vient pas m'expliquer comment je dois vivre. Chacun chez soit et les vaches seront bien gardées (comme on dit dans mon pays). Mais là, qu'il vienne jusqu'à ma porte pour me taper du fric, on a dépassé une limite.
J'ai d'abord voulu envoyer un mail à ce monsieur "Vingt-Trois" (l'église c'est comme les prison quand on y rentre on devient un numéro) pour lui expliquer tout le mal que je pensais de sa démarche. Mais il semble qu'il soit injoignable par ce biais. Je vais donc être obligé de me servir de son enveloppe T pour lui répondre, ce qui va lui couter le prix de mon envoi.
Je me demande, quand même, comment j'ai pu me retrouver dans le fichier clients de l'archevéché de Paris...

PS : Ca m'apprendra à faire des papiers sur Notre-Dame

Réflexion metaphysique du vendredi midi

Chez Paul, célèbre boulangerie traditio-industrielle, ils fournissent une serviette en papier par viennoiserie achetée.
Quand vous achetez un menu sandwich et dessert, ils ne fournissent qu'une seule serviette en papier, en revanche, le prix global est moins chère.
On ne suspecte pas à quel point les multinationales de la serviette en papier contrôle l'économie mondiale de la viennoiserie. Faut-il avoir peur, a terme, d'une OPA sur le sandwich et, par extension, d'une hausse du prix du menu ?

Je te dierai qui tu es...

Sur une invitation de mon cousin Pierre je me mets à nu et partage avec vous mon intimité numérique. J'aurai pu ranger pour faire clean sur la photo mais ceux qui me connaissent m'auraient balancé à la première occasion, donc j'ai laissé comme c'était ce qui a, en plus, l'aventage de ne pas trop me fatiguer pour la mise en scène.
Pour les curieux, celui de gauche est un mini pc tournant sur ubuntu quand à l'autre un bon vieux pc tournant sur Windows 2000 (quand on a ses habitudes c'est dur de changer), surmonté de quelques guides touristiques sur la Roumanie.


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