Bienvenue

On aura l'hiver avant les autres est un concentré d'imaginaire présenté sous forme d'expression littéraire. Vous y trouverez mes coups de coeur et mes projets d'écriture.
Tout le visuel a été réalisé par stArk, merci pour tout et bien plus encore.
"Les Carnets de Guillaume B." regroupent les textes d'un ami également rédacteur talentueux de ce blog.

-sTraTe- | http://onauralhiver.net


Un hiver de plus

Il ne voulait pas le dire. Surement parcequ'il ne voulait pas de cette poussée soudaine d'enthousiasme collectif que sucite cet évênement. Timidité ou discrétion, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que c'était son choix, le voilà respecté.

Aujourd'hui nous sommes le 19 décembre. Soit le lendemain du tant gardé secret 29ème hiver de strate.

Tu n'attendais pas d'appels, ni de lettres. Mais tu sais comme moi que cela n'aurait pas pu rester sous silence ad vitam eternam. Et comme un dessin vaut mieux que de grands discours, je te pries, mon ami, d'accepter cette humble création.

Vertige

Les filles n'aiment pas les méchants garçons

La même petite ville rurale, mais collège et année différent. Mes occupations sont collectives, plus on est de cons plus on rit et toutes les nouveautés sont bonnes à prendre. On déchire nos jeans, on vole des clopes aux parents pour se rouler des pétards et on pille les caves pour commencer notre grande croisade contre nos neurones. On parle fort, on cri, on se grandit, tous dans le même but : Plaire. Plaire à soi-même, plaire aux autres mais surtout : plaire aux filles.

Les cheveux longs sales dans le vent, bientôt garnis de dreadlocks, je me savais regardé. Je plaisais et j'aimais ça. Je me souviendrais toujours d'une certaine Marie qui avait écrit sur ses Pumas mon nom et prénom, respectivement sur la tranche de ses semelles droite et gauche. C'est grisant de savoir que la nana qu'on a en face de soi donnerait presque tout pour un simple geste de ta part. Et aprés, forcément, on en abuse... Jamais méchant, simplement con.
On grandit. Les filles se succèdent mais ne se ressembles pas. Longues relations, brèves histoires, les moments de solitudes sont rares. Puis bon, il y a les potes, on est jamais vraiment seul. Mais quoi qu'il arrive, c'est à elle de se déplacer, de venir à moi. Les mauvaises habitudes font qu'on attend toujours, on autorise.

Et puis arrive la belle vie, la fac et la grande ville qui va avec. Fraichement célibataire, on reste dans le vieilles habitudes. Mais ce n'est plus la même donne. Ici je ne suis personne, personne ne me vénère, les gens s'en foutent de qui je suis ou d'où je viens. J'ai plus mes amis, partis eux aussi pour d'autres horizons. Moins on est de cons moins on rit. Alors il faut retrouver un feeling, tenter de plaire en apportant de nouvelles choses, la sincérité par exemple, mais à mon stade c'était repartir de zéro.
La marque de la gifle commence à s'estomper bien plus tard. Entre temps, de sombres histoires, difficiles ou peu glorieuses. Ce genre d'histoires qu'on embellit toujours quand on revoit les potes. Toujours à dire qu'on est le bourreau, jamais la victime. Que c'est mieux comme ça, ça laisse plus de temps pour boire des bières pénards. Mais une fois seul devant la fameuse bouteille, il n'y a pas que l'alcool qui vous attaque. Quand soudaint on rencontre La fille, et on s'accroche. On finit par sauter du train en marche quelques années plus tard comprenant que rien n'a été fait dans l'ordre, que tout se casse la gueule, tout est ni fait ni a faire.

Aujourd'hui, je suis un amalgame de mon passé. J'ai retrouvé mon assurance d'antan, mais je garde les relations difficiles. Dans mes dernières relations, j'étais la touche d'impertinence que ces dames offraient à leurs vies. Leur raison ne pouvait accepter que cela devienne sérieux, préférant garder une main tendue vers leurs gentils garçons qu'elles préfèrent tant.

300

En discutant avec Strate du sujet du concours à l'américaine, je lui avait demandé ce que l'Amérique avait bien pu lui apporter. Tout frénétique, il me répondit instinctivement : "Mais putain.... Frank Miller... Frank ! Miller !".

Miller c'est bien sur Sin City, mais c'est aussi le trop méconnu 300, le comics qui vous réconcilie avec le péplum. Je dis méconnu, mais pas pour trés longtemps car en mars 2007 sortira sur nos écrans son adaptation cinématographique et ça va faire du bruit.



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We are what we do

Cette phrase était la baseline de l'énormissime overage4design du webdesigner David Rondel Cambou.

A l'époque j'étais à la Fac (Université Michel de Montaigne, Bordeaux III, UFR arts plastiques). Je ne savais pas trop quoi faire de ces études à vrai dire. J'avais abandonner l'idée d'être prof (trop d'année d'études) et le milieu artistique commençait à me gonfler. Entre les "m'as tu vu" et les "wanna be", je commençais à plus vouloir coller des gifles que des patchworks.

Puis il y a eu ce site. Je le découvre, le parcours, l'étudie. Chaque nouvelles pages une nouvelle richesse, puis ce "we are what we do" qui revient sans cesse. "Nous sommes ce que nous faisons". Ca me percute comme une balle. Tu veux faire comme moi ? Alors fais le, et deviens ce que tu feras. Ca ne sert à rien de dire sans faire. Tu veux être dessinateur ? Alors dessine. Tu veux être chanteur ? Alors chante. Tu veux être écrivain ? Alors écris. Point barre et tu fermes ta gueule.

Aujourd'hui je fais du webdesign et je suis reconnu comme tel. Et c'est à ce moment là que je peux dire:

"Bonjour à tous, je suis stArk et je suis webdesigner".